Chien japonais ou chats corses, un amour universel

Photo Oldyssey

A travers leur projet Oldyssey, Julia et Clément parcourent la planète à la rencontre des personnes âgées, et parfois de leurs inséparables compagnons.  

Deux inconnus, deux anonymes et pourtant … certainement de nombreux points communs. Susumu est Japonais et Alexandre est Corse. Ces deux personnes âgées vivent dans des endroits et des cultures bien différentes mais tous deux partagent un profond attachement à leurs animaux. Julia Mourri nous raconte leur histoire.
Avec Clément Boxebeld, elle a créé le projet Oldyssey, un tour du monde à la rencontre de nos anciens. L’idée est de « parler autrement de la vieillesse » afin de rapprocher les générations et de lever les tabous entourant les « vieux ». C’est aussi un moyen de donner la parole à des personnes que l’on a tendance à ne plus écouter et qui ont pourtant beaucoup d’histoires à raconter, de conseils à donner, ou tout simplement un morceau d’existence à partager. A travers les portraits d’Alexandre et de de Susumu, on comprend à quel point les animaux peuvent faciliter le contact et permettre d’entrer, en douceur, dans l’histoire d’une personne. De l’Ile de Beauté au Pays du Soleil levant, hommes et animaux continuent de nouer des liens forts.


Avec Clément Boxebeld, elle a créé le projet Oldyssey, un tour du monde à la rencontre de nos anciens. L’idée est de « parler autrement de la vieillesse » afin de rapprocher les générations et de lever les tabous entourant les « vieux ». C’est aussi un moyen de donner la parole à des personnes que l’on a tendance à ne plus écouter et qui ont pourtant beaucoup d’histoires à raconter, de conseils à donner, ou tout simplement un morceau d’existence à partager. A travers les portraits d’Alexandre et de de Susumu, on comprend à quel point les animaux peuvent faciliter le contact et permettre d’entrer, en douceur, dans l’histoire d’une personne. De l’Ile de Beauté au Pays du Soleil levant, hommes et animaux continuent de nouer des liens forts.

Susumu et Becky, un couple bien rodé

Photo Oldyssey

« Nous avons croisé Susumu dans la rue quand nous étions dans la préfecture de Kanagawa au Japon, au sud de Tokyo. Nous avons trouvé ce papi et sa chienne Becky attendrissants. Nous avons été touchés avant même de leur avoir parlé. C’est d’ailleurs Susumu qui nous a abordé le premier. Il est venu nous dire bonjour et nous a expliqué être intrigué de voir deux étrangers dans son quartier. Le contact avec lui a été très facile, et la présence de Becky y a été pour beaucoup. Nous nous sommes tout de suite mis à parler de son chien. Susumu était très content que l’on s’y intéresse. C’était une belle entrée en matière, qui nous a permis d’en apprendre un peu plus sur son histoire. Susumu avait 75 ans à l’époque où nous l’avons rencontré (en 2017). Il a longtemps habité dans une grande ville avant de s’installer dans le bourg d’Hakone, une station thermale calme et proche de la nature. Il vit seul avec Becky et nous avons vite compris qu’elle était l’être vivant qui comptait le plus à ses yeux. Ensemble, ils partagent leurs activités du quotidien. Le matin, ils se rendent aux bains chauds où Becky est acceptée. Puis ils vont manger et Susumu s’arrange pour qu’il y ait un peu de bananes au menu, car c’est l’aliment préféré de Becky. Tous les deux ont un peu une vie de couple ! Susumu était vraiment content de pouvoir poser avec sa chienne pour notre photo. Je me souviens bien de cette journée, cette rencontre m’a marquée. » Julia Mourri.

Alexandre et sa bande 

« Alexandre est l’ancien maire de Palasca, un village en Haute-Corse dans lequel Clément a de la famille. L’été, nous avions l’habitude de voir Alexandre tous les jours sur le terrain de pétanque. Lorsque nous avons élaboré notre projet Oldyssey, Alexandre a été l’une des premières personnes que nous avons interrogées. Nous avons alors découvert toute une partie de sa vie que nous ignorons. Alexandre a un quotidien très rythmé. Vers 16h il va discuter avec sa plus vieille amie dans le village, puis vers 17h il joue aux boules. Après cela il a un rendez-vous qu’il ne louperait pour rien au monde : celui avec ses chats. Plus exactement des chats vivant en liberté dans le village, mais qu’Alexandre nourrit et dont il prend soin. Cela n’a pas toujours été une évidence pour lui de s’occuper des félins du coin. C’est en fait sa femme, aujourd’hui décédée, qui avait commencé à le faire. Elle avait entrepris de faire stériliser les chats du village, puis elle les avait nommés et les nourrissait chaque jour. A sa mort, Alexandre a repris le flambeau. C’est un moyen pour lui de faire vivre la mémoire de sa femme disparue, même si son attachement aux chats est profond. En plus de leur donner à manger et de les soigner si besoin, il reste au moins une demi-heure par jour à leur parler. Dès qu’il en manque un il est très inquiet. Rambo, Poupette … il les connaît tous par leur prénom et sait l’histoire de chacun. Tout le monde est au courant qu’il prend soin des chats du village, mais il aime le faire dans son coin, dans une maisonnette en bord de route. Ce moment lui appartient. Il ne refuse pas les visiteurs pour autant. L’été, les enfants viennent le voir quand il nourrit les chats et des gens du village ou de passage s’arrêtent de temps en temps pour discuter avec lui. Et comme il aime à le répéter, tant qu’il n’est pas « malade comme un chat », c’est que tout va bien ! » Julia Mourri.

On vous encourage vivement à suivre le projet Oldyssey sur leur site, sur Facebook et sur Instagram !

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